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Les Origines de notre Village
Histoire, géographie et évolution paysagère du village
Vers 1040-1066 (première mention du village), un certain Robert de Evrart Maisnil fait une donation à l'abbaye de Saint-Amand-de-Rouen. Le nom d'Avremesnil est en fait la contraction de « Evrard Mansionile », que l'on peut traduire par « le petit domaine d'Evrard ». Evrard serait le fondateur de l'abbaye du Bourg Dun que les Vikings ont détruit au IXe siècle.
Le passé du village reste obscur, aucun événement d'une certaine importance ne s'y est produit. Peu d'éléments indiquent un lieu chargé d'Histoire. Les guides touristiques les plus précis invitent quand même à jeter un œil sur l'église qui conserve une tour romane et à passer devant l'élégant manoir Saffray du XVIe-XVIIe siècles. En réalité, Avremesnil présente un potentiel qui étrangement n'a jamais été exploité. Les archives départementales de la Seine-Maritime conservent de nombreux documents sur le village. Les plus anciens remontent au tout début du XVe siècle. Ce privilège, Avremesnil le doit au fait qu'elle comptait parmi les possessions de l'abbaye de Saint-Ouen-de-Rouen. Les moines ne possédaient pas toute la paroisse qui était partagée entre plusieurs seigneurs. Fait rare, dans les fonds privés des archives, nous trouvons les papiers des vicomtes de Blosseville et des De Pardieu qui ont eu successivement en leur main une partie d'Avremesnil.
Le passé du village reste obscur, aucun événement d'une certaine importance ne s'y est produit. Peu d'éléments indiquent un lieu chargé d'Histoire. Les guides touristiques les plus précis invitent quand même à jeter un œil sur l'église qui conserve une tour romane et à passer devant l'élégant manoir Saffray du XVIe-XVIIe siècles. En réalité, Avremesnil présente un potentiel qui étrangement n'a jamais été exploité. Les archives départementales de la Seine-Maritime conservent de nombreux documents sur le village. Les plus anciens remontent au tout début du XVe siècle. Ce privilège, Avremesnil le doit au fait qu'elle comptait parmi les possessions de l'abbaye de Saint-Ouen-de-Rouen. Les moines ne possédaient pas toute la paroisse qui était partagée entre plusieurs seigneurs. Fait rare, dans les fonds privés des archives, nous trouvons les papiers des vicomtes de Blosseville et des De Pardieu qui ont eu successivement en leur main une partie d'Avremesnil.
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Carte de Cassini
Carte de Cassini
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C'est à l'initiative de Louis XV, impressionné par le travail cartographique réalisé en Flandre, qu'est levée la première carte géométrique du royaume de France. César François Cassini de Thury dit Cassini III, fils de Jacques, est chargé de réaliser ce travail à l'échelle "d'une ligne pour cent toises", soit 1/86400. La Carte s'appuie sur le réseau géodésique que viennent d'établir ( de 1683 à 1744 ) Jean Dominique Cassini et son fils Jacques ( père de Cassini de Thury). Les levées commencenceront en 1760 avec César François Cassini de Thury et se termineront en 1789 avec son fils, Jacques Dominique Cassini. |
La publication sera retardée par les évènements de la Révolution pour n'être achevée qu'en 1815. Quatre générations de Cassini se seront donc consacrées à la réalisation de la carte qui mérite de porter aujourd'hui le nom de cette famille. La carte de Cassini servira de référence aux cartographies des principales nations européennes pendant la première moitié du XIX° siècle. |
Au XVIIIe siècle, les habitants vivaient essentiellement du travail de la terre mais on comptait comme dans les villages alentours de nombreux tisserands et de fileurs de lin, de laine et de coton. Ils travaillaient à domicile.
Puis l'installation d'une filature industrielle dans le Bas d'Avremesnil les a progressivement fait disparaître au XIXe siècle.
L'élevage avait peu d'importance sur la paroisse (sauf les moutons). On cultivait du froment, de l'avoine, de l'orge, des pois et vesces, un peu de trèfle et de lin. Le colza apparaît à la fin du XVIIIe siècle mais des gens se plaignent que cette culture s'étend aux dépens des blés, culture beaucoup plus indispensable. La fabrication d'huile de colza (qui sert aux réverbères des villes) incite à la construction d'un moulin à huile dans les années 1820, ce moulin est en fait l'ancêtre de la filature industrielle qui, elle, naît dans les années 1830 sur le même site.
Un autre moulin existait depuis au moins le début du XIVe siècle, un peu plus en aval. Il s'agissait du moulin seigneurial chargé d'écraser le grain des récoltes paysannes pour le transformer en farine.
Concernant la grande rue actuelle, elle a été tracée vers 1847 pour relier Saint-Laurent-en-Caux à Ouville-la-Rivière. Elle reprend en fait des chemins plus anciens, moins larges et moins rectilignes. La comparaison est possible avec le plan de 1746.
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Plan-Terrier de 1746
Plan-Terrier de 1746
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Le cadastre est un document dressant l’état de la propriété foncière d’un territoire. Connaître l'étendue et la nature des biens de chacun, en faire l'évaluation, se révèle très vite nécessaire afin de repartir équitablement la contribution foncière. C'est l'origine de l'institution cadastre, remontant à la plus haute Antiquité. Une tablette d'argile datant de 2300 avant J.C. et donnant le plan coté, la superficie, la description d’un groupe de parcelles, a été retrouvé à Telloh dans le désert d’Arabie. Au Moyen Âge, le cadastre a pour objet l'établissement de la taille dans les provinces. Des registres descriptifs et estimatifs de la propriété appelés polyptyque, pouillé, livre terrier, censier, cartulaire ecclésiastique… ; accompagnés parfois de plans élémentaires, de qualité très variable suivant les contrées, donnant des renseignements sur l'état parcellaire : surfaces, propriétaires, références à l'article du censif et fiefs concernés. |
En France, jusqu'à la révolution de 1789, le cadastre conserve un caractère essentiellement local en dépit de diverses tentatives. Charles VII, Louis XIV, Louis XV, envisagent tour à tour le projet d’un cadastre régulier, base d’un système fiscal cohérent et régulier. Mais la pénurie des finances, le défaut d'instruments et de méthodes perfectionnées, la résistances des grands vassaux, la disparité des provinces font échouer ces tentatives. Le cadastre, tel que la France le connait, unique et centralisé, date du 15 septembre 1807, créé à partir du « cadastre-type » défini le 2 novembre 1802. Le terrier est un document foncier et fiscal qui dresse la matrice de la propriété réelle du sol, et il est connu pour affirmer, de fait, le lien existant entre l’organisation féodale de la société et la terre. C’est aussi un document technique issu d’une enquête notariale ou d’un arpentage, et qu’accompagne quelquefois un plan-terrier destiné à montrer la forme des terres arpentées. Une fois levé et compilé, il devient certes un outil de gestion seigneuriale, mais il devient aussi l’affirmation politique du droit des seigneurs sur les hommes, les terres et leurs revenus (Denise Angers, p. 31). C’est donc, au premier niveau, un document historique de premier ordre pour les historiens de la fin du Moyen Âge et de l’époque moderne. |
Au chapitre des transports, le chemin de fer remonte à 1898. Les plans d'eau qui recouvrent en partie la vallée de la Saâne sont en fait d'anciennes ballastières qui ont fourni le ballast pour la voie ferrée.
Depuis le Moyen-Age jusqu'en 1763, Avremesnil fut desservi par trois prêtres. Il y avait par conséquent trois presbytères sur la paroisse. Une des maisons se trouvait auprès de l'église, les deux autres sur le bord de la rue de la Croix Lorgerie, anciennement appelée Grande Rue (c'était la rue principale à l'époque) ou rue du prael et même rue Dain ou encore chemin de Bacqueville.
Puisque que nous sommes dans les toponymes, sachez que le bas d'Avremesnil s'appelait autrefois Abbeville ou Appeville, que le chemin de terre qui descend du village vers le Houpiller se nommait la sente des baigneurs. Les baigneurs étaient des ouvriers chargés de baigner les prés de la vallée grâce à un système de canaux et de vannages. En d'autres termes, ils irriguaient la terre. Ils empruntaient cette sente pour aller sur leur lieu de travail.
La rue des tisserands est appelée dans les textes anciens le chemin du manoir de monseigneur d'Avremesnil au moulin.
Le chemin des hêtres correspond à une ancienne avenue bordée de hêtres mais aussi de chênes ou d'ormes qui menait au manoir du seigneur.
Parmi les autres noms de rues, la plupart des voies existant toujours, citons la rue Marfauville, la rue du Fresne appelée quelques fois la rue du pressoir, la rue de la gare (aucun rapport avec une station de chemin de fer ), la cavée au fèvre, la sente aux pèterons, le chemin du roy, le chemin d'Arques, le chemin d'Avremesnil à Saint-Denis-d'Haquelon…
Enfin, un puits, le puits Godefroy, se trouvait au cœur du village.
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Plan Actuel

"D'argent à la fasce accompagnée en chef de deux merlettes et en pointe d'un lion, le tout de gueules, au chef palé d'or et d'azur."
Plan Actuel
Notre Blason

"D'argent à la fasce accompagnée en chef de deux merlettes et en pointe d'un lion, le tout de gueules, au chef palé d'or et d'azur."
Situation Géographique
Avremesnil se trouve sur une belle et riche plaine équidistante de la Sâane et du Dun.
- 56 km au nord de Rouen
- 16 km au sud-ouest de Dieppe
- 11km au nord-ouest de Bacqueville-en-Caux
- 6,5 km au sud de Quiberville/mer
- 1,5 km à l'ouest de la Sâane.
Le village a pour communes limitrophes :
- Ambrumesnil ; Bourg-Bun ; Gueures ; Longueil ; Saint-Denis d'Aclon ; Saint-Pierre le Vieux.
Il est divisé en douze sections cadastrales qui correspondent à peu près à autant de lieux-dits aux noms pittoresques : Le Beaufournier, les Bois, les Herbages, le Bourg, Roquigny, le bas d'Avremesnil, la Croix Lorgerie, le Parc, vers Pitié, le Bout Buquet, les Poteaux, Plaine du Aupillier, le Petit bois, les Prés.
Pour une superficie de 526 ha 12 a 96 ca, il comptait en 1866, 28 chemins dont 11 vicinaux et 17 ruraux. Il en reste encore un certain nombre malgré ceux qui sont labourés. Ces chemins ruraux maintenant impraticables, reliaient les bourgs éloignés par les plis naturels du sol. Trois départementales le traversent : - D.2 - D.27 - D.127 -
La D.27 est de loin la plus importante et la plus fréquentée, d'ailleurs son tracé vient d'être amélioré et bordé de trottoirs dans le village.
Les habitations presque en majorité, se trouvent sur un plateau crayeux qui varie de 72 à 81 m d'altitude. Les terres s'abaissent vers la Sâane jusqu'à 17 à 18 m et forment le bas d'Avremesnil, avec quelques maisons à proximité de l'usine. A la limite Sud, le Fond de Roquigny varie de 44 m à 52 m.
A l'est, la Sâane qui se jette à Quiberville sur Mer, coule majestueusement et fait la limite. A sa gauche, une ligne de chemin de fer (Dieppe-Le Havre) se faufile entre les bosquets. Autrefois, transport de personnes avec un arrêt (tortillard), puis réservé aux marchandises avec un passage aller et retour par jour, sauf à l'époque des betteraves où ce train se révèlait d'une grande utilité.
- 56 km au nord de Rouen
- 16 km au sud-ouest de Dieppe
- 11km au nord-ouest de Bacqueville-en-Caux
- 6,5 km au sud de Quiberville/mer
- 1,5 km à l'ouest de la Sâane.
Le village a pour communes limitrophes :
- Ambrumesnil ; Bourg-Bun ; Gueures ; Longueil ; Saint-Denis d'Aclon ; Saint-Pierre le Vieux.
Il est divisé en douze sections cadastrales qui correspondent à peu près à autant de lieux-dits aux noms pittoresques : Le Beaufournier, les Bois, les Herbages, le Bourg, Roquigny, le bas d'Avremesnil, la Croix Lorgerie, le Parc, vers Pitié, le Bout Buquet, les Poteaux, Plaine du Aupillier, le Petit bois, les Prés.
Pour une superficie de 526 ha 12 a 96 ca, il comptait en 1866, 28 chemins dont 11 vicinaux et 17 ruraux. Il en reste encore un certain nombre malgré ceux qui sont labourés. Ces chemins ruraux maintenant impraticables, reliaient les bourgs éloignés par les plis naturels du sol. Trois départementales le traversent : - D.2 - D.27 - D.127 -
La D.27 est de loin la plus importante et la plus fréquentée, d'ailleurs son tracé vient d'être amélioré et bordé de trottoirs dans le village.
Les habitations presque en majorité, se trouvent sur un plateau crayeux qui varie de 72 à 81 m d'altitude. Les terres s'abaissent vers la Sâane jusqu'à 17 à 18 m et forment le bas d'Avremesnil, avec quelques maisons à proximité de l'usine. A la limite Sud, le Fond de Roquigny varie de 44 m à 52 m.
A l'est, la Sâane qui se jette à Quiberville sur Mer, coule majestueusement et fait la limite. A sa gauche, une ligne de chemin de fer (Dieppe-Le Havre) se faufile entre les bosquets. Autrefois, transport de personnes avec un arrêt (tortillard), puis réservé aux marchandises avec un passage aller et retour par jour, sauf à l'époque des betteraves où ce train se révèlait d'une grande utilité.
Evolution Démographique

Autres sources d'information sur la population du village :
Relevé du Rôle de la Taille d'Avremesnil en 1698
Relevé du Rôle de Gabelle de la paroisse d'Avremesnil en 1747
| La Taille | La Gabelle |
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La taille est l’un des différents impôts directs de l’ancien régime. On peut y rajouter le vingtième, le dîme, la capitation. La gabelle sur le sel qui devrait être un impôt indirect est, de fait, également un impôt direct. L’origine du mot " taille " n’est pas clairement établie, même si la plupart du temps on le fait dériver de l’entaille que comptables et commerçants faisaient sur une règle de bois ou un bâton pour prendre note du paiement effectué par leurs clients. La taille est perçue par foyer fiscal en fonction de l’appréciation des revenus du contribuable faite par les collecteurs de chaque paroisse. La taille est un impôt direct dont l’unité est le feu et non pas chaque individu. En sont exempts les nobles, le clergé et les titulaires de certains offices. Le feu est bien plutôt l’équivalent du foyer fiscal d’aujourd’hui. Un feu comprend un ménage, mais seul le chef de famille est inscrit sur le rôle et taillable. Sa femme, ses enfants, ses serviteurs vivant sous son toit n’y figurent pas. Sont donc imposés les chefs de famille, à partir de leur majorité. En Normandie, à cette époque, la majorité " fiscale " est fixée à vingt ans. Sont également imposables les mineurs mariés. |
La gabelle est une taxe sur le sel ayant existé en France au Moyen Âge et à l'époque moderne. C'était alors l'une des aides ou taxe indirecte. Le mot vient de l'italien gabella (« taxe »), lui-même venant peut-être de l'arabe qabala. Les gabelous se chargeaient de la récolte de la gabelle Le principe général est le suivant : le sel fait l'objet d'un monopole royal. Il est entreposé dans des greniers à sel, où la population l'achète déjà taxé. La gabelle représente, à l'époque moderne, environ 6% des revenus royaux. Le sel fut longtemps le seul moyen de conserver les aliments et était donc un élément stratégique. Déjà instituée comme une taxe temporaire par saint Louis en 1246, puis reprise par Philippe IV le Bel en 1286, la gabelle devient une taxe permanente sous Philippe VI de Valois qui la généralise dans tout le royaume. En 1343, par ordonnance du roi, le sel devient un monopole d'État. La gabelle sera abolie par l'Assemblée nationale constituante le 1er décembre 1790. Mais l’impôt sur le sel réapparut néanmoins en 1806, sous Napoléon Ier, et il ne fut supprimé définitivement que par la Loi des finances de 1946. Comme pour beaucoup de taxes et impôts royaux, la gabelle est souvent « affermée », c'est-à-dire confiée à des intermédiaires (les fermiers) qui avancent son produit au roi, à charge pour eux de recouvrer les sommes dues par la population. |
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Merci à Madame DELAPIERRE de nous avoir fourni les travaux réalisés par son beau-frère en 1969
et à Laurent RIDEL, étudiant en DEA d'histoire en 2002
Cartes postales collections Bertout, Besnard et Marchand
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| Route de Luneray | Rue des Juifs | L'église en 1863 |
Merci à Madame DELAPIERRE de nous avoir fourni les travaux réalisés par son beau-frère en 1969
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